Cie du Deuxième

Le Deuxième représente le petit du premier. Il est toujours derrière, et pourtant… Poulidor est un éternel deuxième, mais on a l’impression qu’il a toujours été Premier. Le Deuxième est subrepticement coincé entre deux choses mais il s’épanouit dés qu’on le laisse s’exprimer. Le Deuxième est rarement le petit dernier de la famille, il doit se débrouiller tout seul. Au début, il copie l’aîné, puis il prend son envol en solo, dés qu’il sent une brise favorable. Ici, la Compagnie du Deuxième s’est envolé très vite toute seule – plus vite qu’un Premier ne l’aurait fait. Le Premier c’est la référence, le Deuxième, c’est la référence, avec la sagesse en plus. Le Deuxième montre du respect envers le Premier et c’est en quoi il mérite d’être le Premier. Ne dit-on pas « un Deuxième vaut mieux que deux Premiers ? » – non, c’est vrai, on ne le dit pas.
Françoise MILET et Pierre SÉVÉRIN se rencontrent sur le spectacle de la Quincaillerie Parpassanton de Cirkatomik. Après trois années de discussions prolifiques, ils décident d’unir leur savoir-faire et de créer en 2004 leur propre compagnie : La Compagnie du Deuxième. Il s’agit là de retrouvailles artistiques et du désir commun de développer un autre « langage », dans l’espace public, une nouvelle forme d’écriture rendue possible par la complémentarité de leur expérience.
Leur maxime : La rue est au théâtre ce que le sucre est au pâtissier : une gourmandise.
La Compagnie du Deuxième s’est toujours efforcée de créer des spectacles « interactifs »­, qui tiennent compte de la présence d’un public, en dénonçant des sujets qui la touche. 
Si au départ elle s’attaque à la complication de la vie en couple avec À Double Tour et Sang Pour Sang, elle dénonce ensuite la malbouffe avec les conséquences sociales qui en découlent dans Mmh ! C’est bon ! et LA Glace au Carpidon. Aujourd’hui elle se concentre davantage sur les préjugés, les clichés avec Contact et accuse tout dernièrement une certaine idée de l’ordre et du désordre dans Animaniversaire.
Les choix de mise en scène s’orientent vers un théâtre du « réel ». C’est-à-dire partir de situations réalistes pour amener le spectateur vers des situations de plus en plus absurdes…Cette démarche artistique permet la dénonciation, sans devenir donneurs de morale. Comment, pourquoi et à quoi bon ?… à chacun de trouver sa réponse.
Depuis 5 ans, La Compagnie du Deuxième travaille également beaucoup avec les effets spéciaux. Fumées, explosions…ces effets spéciaux ne sont pas « gratuits ». Ils font partie de l’histoire et sont travaillés avec minutie et perfectionnement. Les effets spéciaux permettent de noter l’absurdité d’une situation, une exagération du discours.
En 2019, La Compagnie du Deuxième a 13 spectacles à son actif ainsi que des créations « sur mesure » pour des cartes blanches.
Depuis 2017 ils ont repris la direction artistique de Cirkatomik.
Les deux compagnies mutualisent désormais leurs moyens humains et techniques.