Jean-Marc Royon est né par hasard en 1972. Très tôt réfractaire à l'effort et à l'autorité il abandonne Hypokhâgne pour se faire comédien. Usant la patience des uns et usé par les projets des autres, il décide de devenir l'interprète de ses propres envies. Après avoir vécu l'aventure du CAES pendant dix ans, il écrit et joue notamment Mazout et Neutron (théâtre de rue) pendant les dix années qui suivent.

II participe par ailleurs à l'aventure de la Coterie. On l'aperçoit aussi à l'Odéon avec Têtes Raides autour de Jean Genet, dans un film de Virginie Despentes, des pièces du Théâtre du Festin, ou encore en collaborateur de Didier Super. Après avoir raté ce qu'il pense être la moitié de son existence, la quarantaine bien sonnée, ne pouvant plus continuer à faire des chantiers pour assurer son ballot de pipes, rescapé d'une série de malaises vagaux qui l'ont éloigné des métiers de la scène, il s'est mis à écrire.
Il est l'auteur de deux romans et de quelques chansons. Pourquoi ? Parce qu'il aime se relire. Après s'être relu on l'entend souvent s'exclamer, la larme à l'œil : "C'est beau, on dirait du moi !". Son mot d'ordre aujourd'hui est sans concession : "Ou vivre de ma plume, ou me la mettre dans le cul !"