La Connerie Nouvelle recherche en permanence le décalage, la perte des repères, pour troubler le public à travers le théâtre, la ventriloquie, la cascade, la zoomorphie, la danse et les arts plastiques.  Les spectacles/performances/expositions/stages tournent essentiellement autour de la figure du clown - bouffon et avancent avec comme moteur la joie.  Une joie déraisonné, amorale et sans concession qui permet à ces créations tout-terrain de s’inscrire dans toutes sortes d'espace public : une piscine municipale, un village, un théâtre, un lieu-dit, un magasin, lieu insolite, une scène, une place, un parc, un abri bus, un rond-point, une forêt commerciale… Ces terrains deviennent nos partenaires de jeu qui nous permettent de récréer un nouveau monde, de le réinventer, et de redécouvrir en s’inspirant de leurs histoires, de leurs forces, de leurs faiblesses, de leurs règles et de leurs convictions… comme si nous étions de toutes petites figurines et que nos vies n'étaient plus qu'un terrain de jeu de société dans une immense et vaste maquette du monde. Ces espaces sont pour nous des territoires comme un royaume pour le bouffon. Le bouffon, cette figure de jeu, révèle les personnalités multiples qui nous habitent… de l’animal à l’humain civilisé qui cohabitent tant bien que mal.  A son image, l'amuseur est critique, esclave et néanmoins conseiller du Roi, flagorneur et délateur.   La seule chose que maintient la Connerie allumée c’est l’imaginaire qui permet de voir le monde moins mesquin, même si ce n’est pas une vérité.  L'imaginaire a un pouvoir, une rage de la débrouille et de la créativité. Créer à tout prix comme si l'on allait mourir, car l'apocalypse a toujours frappé à la porte.