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Plasticiens Volants - Leonardo, rêves et cauchemars

A travers un songe dialogué avec Léonard de Vinci, Salaï, son disciple, modèle et amant, revisite les travaux du maître. Il questionne ce savoir en mouvement, cette faim de l'infini que dévoilent les milliers de pages des codex. Léonard, en multipliant ses recherches, lui donne à voir que tout est lié : anatomie, mécanique, dessins d'entrelacs, étude du vol des oiseaux, mènent au doux visage de la Joconde, que le maître a parcouru, de retouche en retouche, à la recherche de la perfection. 
A l'heure de la spécialisation à outrance et de la lente dépossession de notre mémoire par les big data, les tribulations de Léonard de Vinci, disciple de l'expérience, à travers les domaines de la connaissance - techniques, sciences, arts, ... - nous rappellent cet infini possible qu'est le savoir. 
Mais si tout est lié, c'est à nous, par la soif de comprendre et par l'imagination, de faire grandir ces connaissances : acquises par chacun avec la lenteur propre au cerveau humain, elles font mémoire, et donc transmission. Comme un poeme. 
Combien de croquis de machines de guerre pour l'écume et la fureur des chevaux aux courbes tourmentées de la Bataille d'Anghiari ? Du parachute au bateau à aubes, de ses peintures disparues à l'avion rêvé, Léonard mène une quête perpétuelle où faber et sapiens, main et intellect, technique et art, se rejoignent. 
Ainsi naquit l'envie d'esquisser dans le ciel cette cristallisation de l'homme et du savoir dans l'art. Leonardo voulait peindre le vent; dans son sillage, Plasticiens Volants réinvente les fantasmes du maître en sculptant l'air.